La chirurgie des hémorroïdes est rarement indiquée de nos jours.

D'une part, les hémorroïdes internes sont ligaturées.

Les hémorroïdes externes réduisent souvent de volume suite à la ligature des hémorroïdes internes, si le  médecin attire l'hémorroïde interne vers le haut pour la fixer, amenant ainsi une réduction de l'hémorroïde externe correspondante.

La présence de petites hémorroïdes externes (ou marisques) résiduelles peut parfois être incommodante, surtout en nuisant à l'hygiène locale. Dans ce cas, on peut procéder à une cryothérapie de la marisque à l'aide d'azote liquide en application locale avec une cryosonde (et non en application aérienne, ce qui serait inefficace).

Cela permet de réduire la marisque de façon significative.

Il est conseillé de prendre 1 à 2 comprimés de Tylénol ou d'Advil, une heure avant la cryothérapie.

Parfois, le traitement par cryothérapie provoque une réaction fibreuse de la marisque. Dans ce cas une chirurgie complémentaire peut être requise. La chirurgie est alors très limitée et consiste à exciser les résidus fibreux en surface.


Il ne reste donc que peu d'indications pour la chirurgie locale :

  • soit que la présence d'hémorroïdes externes volumineuses nuit à l'hygiène
  • soit la présence d'une marisque de grosse taille (associée à une ancienne fissure)
  • soit lorsque d’autres lésions (condylomes) se prêtent à une chirurgie d’excision.

Dans ce cas, on procède à une excision locale sous anesthésie locale, avec fermeture de la plaie (si cela est techniquement possible).

L'anesthésie locale consiste à faire une infiltration locale de Xylocaine; parfois, un bloc régional du nerf pudendal peut être nécessaire.

Nerf honteux interne


Si on ne peut fermer la plaie, on laisse alors la plaie ouverte guérir par seconde intention, c'est-à-dire par granulation progressive. La plaie peut alors prendre de deux à trois semaines à guérir.

Cette chirurgie locale demeure relativement peu douloureuse, sauf lorsqu’il y a passage des selles les premiers jours. On conseille alors au patient de déféquer dans le bain de siège (eau chaude) puis de rincer le bain et de reprendre un nouveau bain de siège.

Comme analgésie, une association d’anti-inflammatoires (Naproxen) et d’un analgésique mineur (Tylénol, Motrin, Advil) suffit dans la plupart des cas. On doit éviter les opiacés (codéine et famille) qui constipent avec les conséquences que l’on peut imaginer.

Un antibiotique par voie orale est donné à titre préventif pendant sept jours. On prescrit aussi un onguent antibiotique en application locale.

Le bain de siège et des lingettes de nettoyage aident à la toilette locale.

Finalement, un onguent analgésique (Xylocaine 5%) permet de soulager ceux qui malgré tout en auraient besoin.

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