Qu'est-ce qu'une hémorroïde ?


C'est une veine, ou plutôt un réseau veineux situé dans le canal anal.

Ce que les gens appellent familièrement "les hémorroïdes" sont en fait des varices: on parle alors de varices hémorroïdaires, ou plus simplement d'hémorroïdes.




Quelles sont les causes fréquentes des varices hémorroïdaires? Il y en a plusieurs :

  • Une histoire familiale du côté de la mère ou du père
  • La grossesse
  • La constipation
  • Lever des objets lourds
  • Lire sur la toilette
  • Jardiner en position accroupie

 

Bref, ce sont des varices anorectales, et tout ce qui augmente la pression intra-abdominale peut entrainer le gonflement des veines hémorroïdaires et la formation de varices.


On particulier, certaines personnes ont pris l’habitude de rester sur la toilette pendant de longues périodes (10 minutes et plus) : soit qu’elles attendent la défécation, soit qu’elles aiment bien lire en paix dans le petit coin. Excellente façon de développer des varices hémorroïdaires !


Quoi faire alors? Si la défécation ne vient pas, ne pas attendre plus de trois minutes, se lever et faire autre chose. Le mouvement de défécation reviendra bien et il sera temps de retourner compléter la chose. Ainsi, la personne deviendra en contrôle de son rectum et non l’inverse.

 


Le traitement des hémorroïdes internes


Tout d'abord, on doit s'assurer que les symptômes ne sont pas causés par une autre pathologie. Ainsi, la présence de sang peut être causée par une fissure anale, une proctite ou une tumeur. Donc il est important de faire un diagnostic différentiel.

Ensuite, si les hémorroïdes sont la cause des symptômes, on choisit le traitement le plus approprié. Très souvent, les crèmes et onguents offerts sur le marché n'apportent qu'un soulagement temporaire et partiel. C'est alors le temps de consulter.

Depuis plus de 25 ans, le traitement chirurgical a été remplacé dans la très grande majorité des cas. La chirurgie des hémorroïdes avait la réputation d'être très douloureuse: en effet, les patients pouvaient endurer des douleurs sévères pendant deux à quatre semaines. De plus, la chirurgie ne protège aucunement contre les récidives.

Voir le thème "chirurgie classique" pour hémorroïdectomie, telle qu'elle se pratiquait au siècle dernier, pour voir le résultat de l'opération.

Plusieurs autres techniques ont été tentées pour remplacer la chirurgie. Une seule a démontré sa supériorité sur toutes les autres méthodes: la ligature hémorroïdaire.

Le procédé consiste à aspirer la veine hémorroïdaire dans un petit cylindre, puis à éjecter deux bandes élastiques à la base de la varice hémorroïdaire. Cela amène une strangulation de la veine.




Si la technique est bien faite, la ligature n'est pas douloureuse. Le patient ressent un inconfort qui dure en général une douzaine d'heures. Il ressent aussi une fausse envie, c'est -à-dire le besoin de déféquer (même si l'ampoule rectale est vide).

Une exception toutefois: en présence d'une fissure anale concomitante, la douleur peut être plus intense, parfois jusqu'à une semaine. Il convient alors de donner des médicaments ou des onguents analgésiques.

Après deux à trois jours, l'hémorroïde nécrosée se mêle aux matières fécales, de même que les élastiques.

On observe souvent un peu de sang dans la semaine qui suit la ligature. Cela arrive lors de la chute de l'hémorroïde.

Après une ou deux semaines, une petite cicatrice blanchâtre est souvent visible sur le site de la ligature.

Cette technique, en plus d'éliminer l'hémorroïde, génère donc une petite cicatrice qui permet de fixer la muqueuse en place et aide à prévenir la formation de nouvelles hémorroïdes.

Comme il y a en général deux ou trois paquets hémorroïdaires, on procède à un traitement en deux ou trois épisodes.

Dans certains cas, on peut faire plus d'une ligature lors d'une même visite, mais l'inconfort est alors plus grand.

Lorsqu'on choisit d'en faire plus qu'une, par exemple en cas de saignement de deux paquets hémorroïdaires, on peut s'attendre à plus de douleur dans les jours qui suivent, mais la douleur demeure modérée dans la plupart des cas.

Exceptionnellement, on peut faire au total jusqu'à six ligatures ou même plus, mais cela est plutôt rare.


Le traitement des hémorroïdes externes

Il ne faut pas confondre les hémorroïdes externes avec d’autres lésions que l’on peu retrouver à la marge anale : marisques, condylomes, lésion tumorale ou autres. C’est le rôle du médecin de déterminer la nature des lésions observées.

Les hémorroïdes externes sont le résultat de gonflements hémorroïdaires (internes et externes) dans le passé, par exemple au cours de la grossesse. Ce sont des languettes de peau qui ne donnent habituellement que peu de symptômes.

 

Leur principal inconvénient est de nuire à l’hygiène locale, lorsqu’elles sont volumineuses, sans compter le préjudice esthétique.

 

Lorsqu’un traitement est indiqué, on peut les enlever par une chirurgie sous anesthésie locale, quoique pour de petites lésions la cryothérapie est parfois suffisante.

 

Dans la majorité des cas, il vaut mieux les laisser en place, tout en assurant une bonne hygiène locale.

 

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