Après une ligature de varice hémorroïdaire

Immédiatement après la ligature, on ressent le besoin de défécation. Cette "fausse envie" est normale et disparait en quelques heures. Il est préférable d'attendre environ trois heures avant de répondre à ce besoin, mais si on ne peut pas il faut surtout éviter de faire des efforts.

Parfois la ligature peut être douloureuse, surtout en présence d'une hypertonie du sphincter interne. En général cette douleur est modérée et soulagée par des analgésiques (Tylenol ou Advil) ou par des anti-inflammatoires (Aleve ou Naproxen).

Il faut absolument éviter l'aspirine au moment de la ligature, particulièrement dans le 7 à 10 jours suivant le traitement. Concernant les anticoagulants d'autre nature, il faut consulter son médecin de famille ou son spécialiste pour avoir l'autorisation d'un arrêt temporaire.

Dans les jours suivant la ligature, la varice hémorroïdaire nécrose et se mêle aux selles. Les élastiques sont libérés et sont évacués. Il se forme alors une plaie au site de la ligature. Cette plaie peut saigner légèrement, surtout si les selles sont rugueuses. On peut alors observer un peu de sang sur la selle ou même sur le papier, plus rarement dans l'eau. La quantité est minime et le saignement cesse généralement en deux ou trois jours.

Si un saignement abondant apparait, il faut alors aller à l'urgence. Ceci est rare et habituellement associé à la prise d'anticoagulants.

La plaie guérit ensuite et lors de la visite subséquente, on peut souvent observer une cicatrice blanchâtre au site de la ligature.

 

Après une cryothérapie

La cryothérapie est utilisée pour les lésions externes (condylomes, marisques). Le but est de détruire la lésion par congélation. Le traitement en général ne dépasse pas une minute.

La cryothérapie par vaporisation est beaucoup moins efficace, sauf sur de très petites lésions et nécessite souvent une multiplicité de traitements.

En général au niveau anal, on préfère la cryothérapie par application d'une sonde métallique, ce qui permet de geler la lésion en profondeur er améliore significativement l'efficacité du traitement.

Il est souhaitable de prendre un analgésique (Tylenol, Advil) une heure avant la procédure. En effet, bien que le traitement lui-même soit tolérable, lors du dégel on observe une douleur plus importante mais de courte durée (15 à 30 minutes).

La lésion détruite se gonfle alors de plasma, comme toute engelure. Il en résulte un écoulement de liquide clair pendant deux à trois semaines. Très souvent le patient doit utiliser une serviette hygiénique pour éviter de mouiller les sous-vêtements.

Après une cryothérapie, il est impérieux de se laver après chaque selle et d'appliquer de l'oxyde de zinc (pâte d'Ihle) sur la zone traitée.

 

Après une chirurgie anale

Les symptômes varient considérablement selon l'importance de la chirurgie. Une chirurgie entièrement de surface (par exemple pour exérèse d'une ou deux marisques volumineuses) donnera moins de symptômes. Une chirurgie comportant l'excision d'un ou plusieurs pédicules hémorroïdaires internes augmentera l'intensité et la durée des inconvénients. La fistulotomie mineure sous anesthésie locale est généralement peu symptomatique.

La fistulotomie majeure sous anesthésie générale est d'un autre ordre de grandeur et ne sera pas traitée ici, vu la variabilité de l'importance de l'intervention.

Voici les symptômes généralement observés:

  • Le jour de l'intervention, inconfort et douleur secondaire à la présence d'un pansement dans le canal anal. Des analgésiques majeurs sont nécessaires (hydromorphone).
  • Dès le jour de l'intervention, on amorce une thérapie combinée d'antiinflammatoires (Naproxen) et d'analgésiques mineurs (Acetaminophène). Il faut éviter la codéine qui pourrait causer de la constipation.
  • Les deux ou trois premiers jours, la douleur est généralement limitée au moment de la défécation. On peut diminuer beaucoup cette douleur en faisant la défécation dans un bain de siège avec de l'eau modérément chaude.

Parmi les soins post-opératoires, mentionnons:

  • Une antibiothérapie pour environ 7 jours
  • Des bains de siège fréquents mais de courte durée
  • L'utilisation d'un onguent
  • L'utilisation d'un laxatif doux au besoin

La durée de l'invalidité dépend surtout du type d'emploi et de l'importance de la chirurgie. Elle peut varier de 3 jours à 2 semaines.

 

 

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