Avant, pendant et après votre visite à la clinique de proctologie - Pour des chirurgies anales

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Comment se préparer

Il est souhaitable de prendre un analgésique (Tylenol ou Advil, s’il n’y a pas de contre-indication de votre médecin de famille) une heure avant votre visite.

Il est important d’arrêter les médicaments qui « éclaircissent » le sang (nuisent à la formation de caillots) afin de ne pas avoir de saignement important suite è cette procédure. Il peut s’agir de médicaments anti-plaquettaires (Aspirine, Clopidogrel (Plavix) ou autres) ou des anticoagulants (Coumadin, Eliquis, Xarelto ou autres). La plupart de ces médicaments devraient être arrêtés 3 jours avant la procédure et au moins 5 jours par la suite. Il est important d’obtenir l’accord de votre médecin avant d’interrompre la prise de ces médicaments.

Il est suggéré de venir accompagné, en particulier de ne pas conduire après la chirurgie.

A quoi s’attendre pendant ?

Vous serez rencontré par votre médecin qui vous expliquera la procédure et obtiendra votre consentement. Puis vous serez accueilli par l’infirmière qui vous installera sur la civière, sur le dos, les jambes placées sur des supports (comme en position d’accouchement).

Le médecin commencera par une désinfection puis procédera à l’anesthésie locale qui est le moment un peu plus désagréable. Ceci permet de supprimer la douleur liée à la procédure. Si vous ressentez encore de la douleur, le médecin ajoutera de l’anesthésie. Il est normal cependant que vous sentiez les mouvements, comme une traction ou une pression et également de la chaleur. Selon la chirurgie il peut y avoir des points de suture, qui sont fondants et qui partiront donc d’eux-mêmes. En fin d’intervention, un pansement sera maintenu par un sous-vêtement jetable qui vous sera fourni.

Et après la visite ?

Les symptômes varient considérablement selon l’importance de la chirurgie. Une chirurgie entièrement de surface (par exemple pour exérèse d’une ou deux marisques volumineuses) donnera moins de symptômes. Une chirurgie comportant l’excision d’un ou plusieurs pédicules hémorroïdaires internes augmentera l’intensité et la durée des inconvénients. La fistulotomie mineure sous anesthésie locale est généralement peu symptomatique.

Les douleurs sont exacerbées lors de la défécation, raison pour laquelle il est recommandé d’avoir des selles molles, par votre alimentation riche en fibres et en eau, ou par l’ajout de produits naturels comme le jus de pruneaux ou encore de laxatifs de type Métamucil, Lax-a-day ou autres qui vous seront prescrits ou conseillés par votre médecin ou pharmacien.

Une prescription vous sera remise, comportant une combinaison d’analgésiques que vous prendrez selon l’importance des douleurs :

  • Commencez par le Tylenol (Acétaminophène)
  • Si insuffisant, ajoutez un anti-inflammatoire (Naproxen ou Advil)
  • Si toujours insuffisant, ajoutez un opiacé (Oxycodone, Morphine ou Dilaudid)

ATTENTION : les analgésiques opiacés (Oxycodone, Morphine, Dilaudid) peuvent causer de la fatigue et il ne faut pas conduire de véhicule lorsque vous prenez ce type de médicament. Ils peuvent également causer des nausées ainsi que de la constipation. Il est recommandé de ne les prendre qu’en cas de douleur non contrôlée par les autres analgésiques, et d’associer un laxatif au besoin.

La cicatrisation des plaies peut prendre de 7 jours à 3-4 semaines, selon l’importance de la chirurgie. Il est normal d’observer quelques pertes de sang ou des suintements durant cette période. Pour favoriser la cicatrisation, il est recommandé de procéder à des bains de siège ou des douches, deux à trois fois par jour, ainsi qu’après chaque selle, et de sécher la région anale délicatement sans frottement. Une crème à base d’antibiotique vous sera prescrite pour application après chaque douche ou bain de siège, jusqu’à cicatrisation des plaies.

La durée de l’invalidité dépend surtout du type d’emploi et de l’importance de la chirurgie. Elle peut varier de 3 jours à 2 semaines.

Si un saignement très abondant (comme une hémorragie) apparaît, il faut alors se présenter à une urgence. Ceci est rare et habituellement associé à la prise d’anticoagulants.

Si la douleur est très intense, non-soulagée par la médication, si elle s’accompagne de fièvre ou d’une d’incapacité à uriner, il est important de consulter.

Dans ces circonstances, vous pouvez appeler à la clinique durant les heures ouvrables (de 7h à 13h) et laisser un message. Vous recevrez un retour d’appel. Si vous êtes en dehors des heures ou des journées ouvrables, vous devrez vous présenter à une urgence.